Lundis en Commun #6 : Second tour et premiers pas à la mairie

  1. Organiser rapidement un séminaire pour définir les rôles, l’organisation et les méthodes de décision du groupe d’élu.e.s ;
  2. Faire vivre des temps d’inclusion, de déclusion et l’utilisation du jugement majoritaire ;
  3. S’organiser en binôme pour chaque poste (une personne issue de la liste participative + une personne issue de l’autre liste) avec l’objectif de, pas à pas, sensibiliser à l’utilisation de ces nouvelles méthodes de décision ;
  4. Avoir le lead sur des projets pour pouvoir les mener en gouvernance partagée et montrer par l’exemple, la force de ces méthodes ;
  5. Organiser des réunions de groupe des élu.e.s animées par un animateur professionnel externe ;
  6. Organiser des formations pour créer une culture commune participative ;
  7. Garder l’association/le collectif de la liste pour qu’il soit source d’inspiration, source de vigilance (alerter sur les dérives, etc.) ;
  8. Ré-agencer la salle du conseil municipal pour mettre à égalité les élu.e.s d’opposition et respecter les protocoles de transparence avec eux (par exemple donner tous les documents de travail en amont) ;
  9. Faire un service dédié aux questions de gouvernance pour aider les élu.e.s à la prise de décision.
  • Mettre en place un système de solidarité paysanne (système d’achat et approvisionnement entre agriculteurs et habitants). Pour cela, nous avons utilisé un outil en ligne appelé “Cagette” (https://www.cagette.net/ participatif et gratuit) qui donne de l’autonomie aux producteurs et aux consommateurs. Réel succès sur cette action qui correspond à notre manière de voir la politique : quand des problèmes se posent dans le réel, on essaie de les résoudre de manière citoyenne sans attendre que la Mairie fasse les choses pour agir. C’est de l’auto-organisation et cet outil nous a été très utile pour cela.
  • Lancer une gazette participative (succès au sein de notre liste qui s’est montré très motivée pour contribuer et alimenter). Grâce à cet outil de communication participatif, on a réussi à transmettre de l’information capitale, pratique, liée à la situation du COVID ; et aussi à transmettre des infos liées aux activités du village. Cela a permis de créer du lien, de maintenir informés les habitants, de leur donner un espace d’expression. Cette gazette était un vecteur de lien social comme de démocratie locale. C’était aussi une manière de contrebalancer la communication municipale qui était à la fois hasardeuse et très complaisante avec l’équipe sortante.
  • Animer nos actions autour de la vie associative, particulièrement sur la thématique de l’école et sur la sécurité du village en période Covid, pour montrer qu’on est prêts. Nous allons aussi créer un sondage en ligne pour récupérer de l’info, des besoins des habitants. Aussi, on va se servir de ce sondage pour faire du porte-à-porte. L’idée : atteindre les gens et avoir un outil pour les démarcher autour d’une politique communale.
  • Le vélo occupe une très grande place dans ce déconfinement et dans ce début de “monde d’après”. De nombreuses déambulations ont eu lieu, des “vélorution” ont été proposé. Vélos à carriole, porte-voix et mégaphones ont permis d’aller à la rencontre des habitants.
  • Enjeux d’occupation de l’espace public sur des lieux attractifs comme les marchés, les bars et terrasses des cafés qui ont réouverts (“barathons”, tournées de bars etc).
  • Beaucoup ont mis à profit le temps du confinement pour faire de la création artisanale : écharpes tricotées en laine pour être visibles dans l’espace public, , origamis en graines distribués dans les boîtes aux lettres pour délivrer des messages ou des petits slogans.
  • Outils à distance et online qui permettaient de s’adresser à des publics plutôt chez eux ou qui sortent moins : videos et live sur Facebook, temps collectifs enregistrées et diffusés en direct sur Facebook).
  • Campagnes de phoning (avis divisé car certains pensent que c’est dérangeant et d’autres pensent que dans ces conditions c’était un des seuls instruments qui étaient à disposition des collectifs pour faire campagne de manière ciblée et plus massifiée).
  • Débats télévisés sur les chaines régionales qui suscitent de l’intérêt.
  • Blogs, vidéos, réunions publiques sur zoom, radios sur internet qui rediffusaient des messages enregistrés sur une messagerie vocale des habitants pour partager des besoins, des préoccupations, des envies, des ressentis liés à cette période.
  • Le porte à porte dans le respect des règles sanitaires : comment parler à des gens qui ont peur ou qui se sentent mal à l’aise face au danger que représente le Covid-19 ?
  • Les frais de communication : sponsoring des communications sur les réseaux sociaux : est-ce pris en compte dans les comptes de campagne avec la modification de calendrier ? Certains aspects juridiques ne sont pas clairs et peuvent créer de la confusion.
  • La rémunération des élus: peut on bouger ça ?
  • Les droits de l’opposition : la communication ; la proposition (cf Dominique Filatre le 14 avril) de s’inspirer du rôle de questeur pour reconnaître à un élu de l’opposition, le droit d’obtenir les réponses sur toutes questions concernant le fonctionnement intérieur de la municipalité.
  • Questions orales et écrites : voir les différentes déclinaisons dans le document de l’AMF.
  • Proposition (D. Filatre) d’une responsabilité de « rendre des comptes » auprès des habitants (reddition des comptes) avec la création d’un jury citoyen au lieu du bilan de fin de mandat.
  • Mise à l’agenda de questions au CM par les habitants eux mêmes (cf Jo Spiegel avec la maison de la citoyenneté de Kingersheim).
  • Apporter une attention à la qualité du fonctionnement municipal dans la prise de décision mais aussi la qualité des relations entre les élu.e.s, dialogue, des séances des CM). Fait écho à Saillans avec le conseil des sages transformé en observatoire de la participation.
  • Nombreuses questions sur les commissions et délégations : quelle qualité de fonctionnement on peut décrire ?
  • La communication : pas évoqué lors du 1er atelier. Point à noter.
  • Comment faire entrer les ambitions de schéma de gouvernance démocratique dans le RI ?
  • Comment peser dans l’élaboration du RI en tant qu’élu minoritaire/d’opposition?: l’opposition peut déposer des amendements et peut poser des jalons dès le début du mandat pour dire qu’elle sera présente
  • Au moment de voter le RI il y a 5 jours entre la présentation et le vote. Ça va donc très vite.
  • Comment faire du travail sur le RI un exercice de transparence et de participation avec les habitants ? (Ex: profiter du contexte COVID pour inciter les habitants à suivre les CM en live et les questions sur le RI)
  • Comment intégrer la dimension des assemblée citoyennes et des observatoires citoyens dans le RI ? Dedans ou à part ? Dans le chapitre des commissions ?
  • RI très cadré, quelles latitudes dans la rédaction d’un RI ?
  • Comment ne pas se mettre en mal avec la légalité, mais créer des espaces d’ouverture sans écrire noir sur blanc (Ex: le fonctionnement en binôme du maire ne peut pas être mis au RI)
  • Le RI est une première occasion de pédagogie pour expliquer la complexité du fonctionnement municipal.
  • Quelle place (incontournable ou non) du DGS ? Peut-il s’opposer à une proposition de RI ?
  • Participation citoyenne/participation habitante/schéma de gouvernance-RI:
  • Communication
  • Droit de l’opposition
  • Mobilisation collective autour d’un règlement intérieur
  • Cadre juridique

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Accompagner et documenter les expériences participatives des listes pour les élections municipales de 2020.

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